lundi 13 février 2017

Madeleine Marie Victorine BRANCHU a vécu à Montbizot

Gustave BENOIST
|
Joséphine Marie BENOIST
|
Madeleine Marie Victorine BRANCHU
|
Ma grand-mère
|
Mon père
|
Moi

Je commence à rechercher les recensements des frères et soeurs et descendants de mes ancêtres. Au début, je ne me donnais pas cette peine, mais ces documents sont de véritables pépites. Tout d'abord, j'y ai retrouvé de nombreux enfants qui m'avaient échappés car nés dans d'autres villes (les déplacements sont très fréquents aux XIXe et XXe siècle), mais aussi des ancêtres élevés ailleurs que chez leurs parents par exemple. 

Madeleine Marie Victorine BRANCHU est la seule arrière-grand-mère que j'ai connue. Elle était née à Paris et y a grandi avec ses parents. Mais au moment du recensement de 1906 (souvent réalisés dans l'été, autour du mois de juin), elle était en séjour chez ses grand-parents. Je sais qu'elle était en lien avec le côté maternel de sa famille, mais c'est émouvant de la retrouver au lieu-dit des Louveries dans le petite commune de Montbizot (Sarthe) et de se dire qu'une personne que j'ai connue a côtoyé des ancêtres nés en 1842 ! Ses parents ne sont pas là, peut-être avaient-ils laissé leur fille de 4 ans chez ses grand-parents (Gustave BENOIST et Marie Louise FEAU) et sa tante Madeleine Marie BENOIST alors âgée de 14 ans. 

(source : Archives départementales de la Sarthe - 2 Mi 289 _ 50 - p. 11)
Je suis surpris à quel point je continue de trouver des renseignements sur des ancêtres si proches au sujet desquels on pourrait penser avoir déjà tout trouvé.

mardi 7 février 2017

Le contrat de mariage de mes arrière-grands-parents

Henri dit Eugène DEBANNE + Juliette Berthe LECAS
|
Ma grand-mère
|
Ma mère
|
Moi

Aujourd'hui, j'ai transcrit le contrat de mariage de mes arrière-grands-parents datant de 1908. C'est typiquement le genre de document un peu trop récent que je n'aurais jamais pu consulter aux archives (car bien que le dépôt soit de 75 ans pour les notaires, peu s'y prêtent en effet et déposent avec assiduité leurs minutes). 

Dans ce contrat de mariage, mon arrière-grand-mère est avantagée. En effet, son père est entrepreneur de maçonnerie bien installé à Châteauneuf-sur-Cher (Cher) quand Henri DEBANNE est orphelin originaire d'Issoudun (Indre) et est à l'époque employé de mégisserie. 

(source : Archives personnelles)
Juliette Berthe LECAS apporte donc en dot la moitié des droits de sa défunte mère partagés avec sa soeur Hélène  Marie LECAS épouse GIRAULT d'une somme de 1 000 F. 

(source : Archives personnelles)
Son père lui apporte une dot de 1 200 F, ainsi qu'une commode, une table ronde, un lit de plumes et six draps le tout estimé à 200 F. Le tout est suivi de clauses sur les fonds de commerce futurs à la faveur de la future épouse, ce qui laisse supposer que l'argent de Jacques François LECAS-LAUBIER, le père de l'épouse, a servi à acheter leur premier magasin de tissus.

(source : Heredis 2017)

À ce contrat passé devant Maître Armand MONTEREAU, notaire à Châteauneuf-sur-Cher, sont présents Françoise PICOT, la grand-mère de la future épouse, alors âgée de 75 ans, ainsi qu'Abel Marie Emmanuel GIRAULT et Hélène Marie LECAS, son beau-frère et sa soeur. Personne du côté du futur époux qui n'est pas originaire de Châteauneuf-sur-Cher (son frère également prénommé Henri DEBANNE, dit Joseph, et son beau-frère Gabriel Auguste BARRAULT et sa soeur Clémence DEBANNE viendront bientôt le rejoindre dans cette commune, ainsi que Charles dit Louis DEBANNE, son autre frère mort à la guerre en 1915). 

jeudi 2 février 2017

Les GRELOT à Château-la-Vallière

Étienne dit Henri GRELOT + Victorine Ernestine BOURSIER
|                                                     |
Reine Madeleine GRELOT      Berthe Louise Stéphanie GRELOT
                                                      |
                                                     Mon grand-père
                                                      |
                                                      Ma mère
                                                      |
                                                      Moi

J'ai commencé récemment à géolocaliser précisément les lieux-dits, noms de rue, etc. présents dans mon logiciel de généalogie. En effet, dans le cas des communes rurales, les lieux d'habitations de nos ancêtres peuvent-être en réalité bien éloignés de la commune sous laquelle ils sont administrés. C'est le cas des GRELOT. Ma mère avait toujours entendu tante Reine dire qu'elle avait vécu à Château-la-Vallière (Indre-et-Loire) alors que les archives me disaient qu'elle habitait à Couesmes (Indre-et-Loire) avec ses parents sur les recensements de 1886 et 1891. 

(source : Archives départementales d'Indre-et-Loire - 6NUM5/084/012 - p. 21)
Sur ce recensement de 1891 à Couesmes, on voit que la famille GRELOT habite au lieu-dit "Les Gares" ce qui semble logique puisqu'Étienne GRELOT exerce la profession de chef de gare. Seulement, en géolocalisant ce lieu-dit, on se rend compte qu'il est collé à Château-la-Vallière. 
Les Gares à Couesmes au point 2
(source : Heredis 2017)
La gare de Château-la-Vallière se situait administrativement sur la commune de Couesmes. On comprend pourquoi la tante Reine avait l'impression d'avoir vécu à Château-la-Vallière, bourg où ils devaient vraisemblablement se rendre bien plus souvent (étant de l'autre côté de la rue où ils habitaient) qu'à ce lui de Couesmes bien plus éloigné. Voici un exemple parmi tant d'autres qui illustre l'intérêt de géolocaliser précisément les lieux-dits et adresse sur notre logiciel de généalogie afin d'avoir une vue plus exacte de là où ont vécu nos ancêtres. 

samedi 28 janvier 2017

Jacques François LECAS-LAUBIER achète une terre à Venesmes

Jacques François LECAS-LAUBIER
|
Juliette Berthe LECAS
|
Ma grand-mère
|
Ma mère
|
Moi

(source : Archives personnelles)

Je continue de numériser les liasses d'actes notariés et je suis tombé sur un acte de vente à mon arrière-arrière-grand-père (qui porte exactement les mêmes prénoms que moi) d'une terre à Venesmes (Cher) le 15 janvier 1882. Il achète en effet deux dixièmes d'une terre sise aux Brossats dans cette commune d'une surface d'un hectare 9 ares 32 centiares. L'acte passé devant Maître Paul Abel GIRARD précise même en marge sur quelle portion du cadastre se trouve précisément la terre acquise. 

(source : Archives personnelles)
La terre, d'après le cadastre, est en réalité située sur le lieu-dit des Grimines, frontalier aux Brossats. 

(source : Archives départementales du Cher - 3P 2712/12)
La raison pour laquelle Jacques François LECAS-LAUBIER, qui était maçon, achète un morceau de champ m'échappe totalement. Je sais qu'autrefois, les gens aimaient acheter de la terre ou des bois pour se faire des à côtés financiers. Peut-être a-t-il cultivé un peu cette terre ou l'a-t-il louée à des métayers ? Elle appartenait en tout cas à une famille CHENIER, journaliers de Venesmes que l'acte me permet de reconstituer. 

(source : Heredis 2017)
Les deux dixièmes de cette terre sont achetés comptant 200 F par mon ancêtre et les témoins sont Théophile LIONNET, greffier, et Auguste DUBOIS, cordonnier, tous deux de Châteauneuf-sur-Cher (Cher). Grâce à cet acte, j'apprends que mon ancêtre vivait à l'époque Rue de Primelles, une rue qui donne sur la mairie de Châteauneuf. 

(source : Heredis 2017)

vendredi 27 janvier 2017

Les ancêtres de Perrine DELBROUCK

Perrine DELBROUCK
|
Louis François GASNIER
|
Marie dite Louise GAGNIER
|
Marie Madeleine BOURCIER
|
Modeste Anne Madeleine BOURCIER
|
Victorine Ernestine BOURSIER
|
Berthe Louise Stéphanie GRELOT
|
Mon grand-père
|
Ma mère
|
Moi

Il y a un an, je cherchais les ancêtres de Perrine DELBROUCK, ancêtre au patronyme étonnant, ayant vécu au Mans (Sarthe) et épouse de Jean François GASNIER, marchand ferblantier (j'en parle dans cet article). C'est alors que le 24 décembre, comme cadeau de Noël, je reçois un mail d'un membre de l'association de l’Inventaire du Patrimoine Cultuel du Calvados qui a retrouvé leur acte de mariage que je cherchais désespérément au Mans (Sarthe) dans la commune de Jort (Calvados). 

(source : Archives départementales du Calvados - BMS (1661-1792) - p. 157)
 "le neuf daoust mil Septs cents trente e tun nous desservant de la paroisse de jorz
  a[près] avoir publié au prône de notre messe paroissiale de jors, un ban
  et ayant vû la dispense des deux autres accordées par monseigneur
  […] et monseigneur levesque du mans en dapte du septs aoust, du mariage
  dentre jean françois ganier fils de jacque ganier et de julienne
  boisleau de la paroisse du crucifix de la vile du mans dune part
  et de petronille delbrouck fille dantoine delbrou[ck] escujer et de anne
  beaurepaire de Louvagny ses pere et mere dautre part, Leur a 
  ete donné la benediction nuptialle par maitre pierre chaûel
  prestre et curé de Louvagny assistees de plusieurs parents
  de part et dautre et pressence de jacque follie et n, filleul
  qui ont signe"

Cet acte est suivi de belles signatures et je reconnais celles de mes ancêtres Perrine DELBROUCK et Jean François GASNIER

(source : Archives départementales du Calvados - BMS (1661-1792) - p. 157)
D'Antoine Jérôme DELBROUCK, le père de Perrine, je sais qu'il était écuyer et peintre (d'après son acte de sépulture, ce qui ferait un nouvel artiste dans la famille). Il est enterré dans la chapelle de la Sainte-Vierge de l'Église Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Jort (Calvados) et est dit originaire de la ville de Limoges (Haute-Vienne). 

Arcisse de CAUMONT, Statistique monumentale du Calvados, t. II, Paris, Derache et Dumoulin, Caen, Hardel, p. 362
(source : Gallica/BnF)
Je ne peux pour l'instant pas remonter d'avantage la famille DELBROUCK car les registres anciens de Limoges (Haute-Vienne) ne sont pas encore en ligne. En revanche, la mère de Perrine DELBROUCK, Marianne de BEAUREPAIRE de LOUVAGNY, fille d'Henry de BEAUREPAIRE, comte de Louvagny, est tout à fait originaire de Normandie et il m'a été très facile de retrouver ses ancêtres. 

(source : Heredis 2017)
L'occasion de découvrir de nouvelles familles normandes qui nous lient de ce côté de la famille aux MONTMORENCY, aux rois de France et à de nombreuses familles allemandes. Je remercie en tout cas chaleureusement la personne qui m'a apporté ces informations ainsi que celles des mariages des soeurs de Perrine DELBROUCK qui m'ont permis de débloquer partiellement une de mes branches sur laquelle j'étais coincé ! L'avantage des blogs et des arbres en lignes pour la généalogie ! 

(source : Heredis 2017)


mardi 24 janvier 2017

Papiers militaires de François LAUBIER

François LAUBIER
|
Hélène Louise LAUBIER
|
Juliette Berthe LECAS
|
Ma grand-mère
|
Ma mère
|
Moi

Vieux papiers de famille
Hier, mon oncle m'a prêté de vieux documents familiaux qui nous viennent de notre maison de Châteauneuf-sur-Cher (Cher) pour que je les numérise et que je les utilise pour notre généalogie. C'est une véritable mine d'or, allant de vieux documents napoléoniens au livret militaire de mon grand-père durant la Seconde Guerre mondiale. Des dizaines d'actes notariés expliquant les ventes de maisons et les contrats de mariage. Tous ces documents vont me donner l'occasion de nombreux articles sur ce blog. J'ai décidé de commencer avec les documents les plus anciens, des documents militaires de François LAUBIER, l'arrière-grand-père de ma grand-mère. 

Le premier document est une lettre rédigée par Étienne CHANGEUX, médecin vétérinaire, Pierre BARRE, perruquier et Jean Baptiste ROBERT, postillon, qui demandent l'exemption de François LAUBIER comme seul fils subsistant de sa mère veuve, Solange LAGELINE


(source : Archives personnelles)
"Département du Cher.
Certificat à produire pour un jeune
homme qui réclame l’exemption comme
fils aîné d’une femme actuellement veuve
Nous soussignés, Changeux Etienne Mcin Véterinaire, Barre, pierre
perruquier et Robert jean Baptiste postillon tous trois pères de famille, domiciliés
dans le Canton, ayant des fils inscrits sur les régistres matricules de l’armée
de terre ou de mer, ou désignés par le sort pour Concourir à la formation du 
contingent de la Classe actuellement appelée, 
Certifions, sous notre responsabilité personnelle que le nommé Laubier
françois, né le Cinq juin 1829 à Châteauneuf Canton de Châteauneuf
Dépt du Cher fils de feu Laubier, jean, inscrit sur la liste Cantonnale
et désigné pour concourir à la formation du Contingent comme ayant eu le 
n°31, est l’aîné de Solange, Lageline veuve de Laubier jean père
du réclamant et que la dite Lageline solange est actuellement veuve, et 
malade, dans l’impossibilité de se suffire à elle même, et qu’en conséquence
ledit Laubier françois, a droit à l’exemption, d’après l’art. 13, n°4
de la loi du 21 mars 1832. 
fait à Châteauneuf sur Cher le 15 juillet 1852."

Cette requête, pour une raison que j'ignore, semble ne pas avoir été acceptée par l'administration militaire de l'époque. Le second papier date du 15 mai 1856 à Libourne (Gironde). 

Châteauneuf-sur-Cher (Cher) en 1, Libourne (Gironde) en 4, Bourges (Cher) en 5
(source : Heredis 2017)
C'est bien loin de chez lui que François LAUBIER se retrouve hussard de 1e classe au 3e régiment des hussards. Voici l'uniforme des hussards au début du siècle : 
René LOUIS, "1809 - Trompette du 3me Hussards" in Uniformes des régiments de hussards français
(source : Gallica/BnF
Il obtient donc à Libourne (Gironde) un certificat de bonne conduite. J'y apprends des détails physiques le concernant. Il est brun aux yeux roux et mesure 1m71.

(source : Archives personnelles)
"3e Régiment de hussards. 
Certificat de Bonne Conduite. 
Nous, soussignés, membres composant le conseil d’administration du 
3e Régiment de hussards. Certifions que le sieur Laubier françois
hussard de 1re classe né le 5 Juin 1829 à Châteauneuf, canton du dit, 
Département du Cher, Cheveux et sourcils Bruns, yeux Roux, front
ordinaire, nez gros, Bouche moyenne, menton ordinaire, Visage ovale, 
marques particulières : _____ ; Taille de un mètre 710 millimètres, a tenu
une bonne Conduite pendant tout le temps qu’il est resté sous les
Drapeaux, et qu’il y a Constamment servi avec honneur et fidélité. 
La présente attestation est donnée sur la proposition du Capitaine de
L’Escadron et du Chef d’Escadrons auxquels appartient Le sieur
Laubier françois après examen du registre des punitions en ce qui le Concerne, 
Certifions en outre 1° qu’il n’a aucune infirmité apparente ou 
Cachée qui puisse L’empêcher de reprendre son service ; 2° qu’il n’est pas
marié.
Fait à Libourne le 15 Mai 1856. 
Les Membre du Conseil d’Administration"

Enfin, un magnifique diplôme à en-tête "Empire Français" et le blason de Napoléon (aigle d'or sur fond d'azur) lui signifie son congé de libération de l'armée. 

(source : Archives personnelles)
EMPIRE FRANÇAIS.
DÉPÔT DE RECRUTEMENT ET DE RÉSERVE
du département du Cher
CONGÉ DE LIBÉRATION.
NOUS, soussigné, Commandant du dépôt de recrutement et de réserve du département du Cher, DÉLIVRONS
le présent Congé de libération au Sr Laubier (François), hussard de 1re Classe au 3e Régiment, fils de Jean 
et de Solange Lageline, domiciliés à Chateauneuf, canton du dit, département du Cher, né le 5 Juin 1829
à Chateauneuf, canton dudit, département du Cher, cheveux et, sourcils Bruns, yeux Roux, front ordinaire
nez gros, bouche moyenne, menton ordinaire, visage ovale, taille d’un mètre 710.
miilimètres, profession de Vigneron, dernier domicile à Chateauneuf, canton du dit, département du Cher, marié
 , à De, domiciliée à , lequel est
inscrit comme Jeune soldat de la Classe de 1849 au registre matricule du corps sous le n°1126 (le 1er Janvier 1851), et a terminé
le temps de service exigé par la loi le Trente un décembre Mil huit Cent Cinquante six. 
Fait à Bourges le trente un décembre 1856. 

C'est très émouvant de posséder de tels documents si anciens (j'ai aussi une grande correspondance) que je n'aurais jamais pu trouver dans un centre d'archives. Cela va à nouveau permettre de donner corps à toute une partie de la famille à travers des dizaines d'anecdotes et d'histoires qui contiennent une partie de leurs vies. 

samedi 21 janvier 2017

Biographie : Pierre FRÉMEAU

Pierre FRÉMEAU
|
Pierre Marie Joseph FRÉMEAU
|
Mon grand-père
|
Ma mère
|
Moi

(source : Archives départementales du Cher - 6 Fi Venesmes 2)
Pierre FRÉMEAU naît à Venesmes le 26 mai 1846 sous le règne de Louis-Philippe Ier. Son père, Jean FRÉMEAU est journalier vigneron et sa mère, Marie PÉQUIOT la fille d'un marchand épicier. Au moment de sa naissance, il a déjà un frère aîné nommé Gilbert. La famille s'agrandit avec la naissance de Jean alors que Pierre a 2 ans puis d'Henri lorsqu'il a 4 ans. 

(source : Heredis 2017)
Les deux parents vivent donc à Venesmes (Cher) avec leurs quatre enfants et Marie BONDONNEAU, la mère de Marie PÉQUIOT et la grand-mère de Pierre FRÉMEAU. Je ne possède pas son matricule militaire, mais je sais qu'il a été dispensé du service à cause d'une large cicatrice à la jambe gauche. 

Le 9 mars 1868, il est le premier témoin du mariage de son frère Gilbert, vigneron, avec Marguerite Rosalie PERRIOT, également fille de vignerons de Venesmes (Cher). Il est alors nommé Pierre FROMEAU et exerce la profession de journalier. Il semble également ne pas encore savoir écrire à l'époque puisque personne ne signe l'acte de mariage. 

(source : Archives départementales du Cher - 3E 3829 - p. 79)
En 1872, il apparaît sur le recensement de Châteauneuf-sur-Cher (Cher), commune limitrophe de Venesmes. Il est ouvrier boulanger chez Henri Nicolas BOUZIQUE, boulanger, et sa femme Hermance BOUZIQUE au 69 rue de la Chaussée. Il est nommé par erreur Pierre FROMET dans cet acte. 

(source : Archives départementales du Cher - 6M 0065 - p. 18)
En 1872, il se marie avec Virginie MONORY, fille d'un riche meunier de Saint-Loup-des-Chaumes (Cher) qui vit chez ses grands-parents boulangers à Châteauneuf-sur-Cher (Cher). Le contrat de mariage est justement passé rue de Tivoli, chez les époux ROBERT-DOUARD (les grands-parents maternels de Virginie MONORY) le 16 septembre 1872, par-devant maître Paul Abel GIRARD, notaire. 

Virginie MONORY
(source : Archives personnelles)
Pierre FRÉMEAU a alors 26 ans et "déclare être propriétaire du fond de commerce de boulangerie qu'il exploite en y comprenant le matériel, les marchandises et les créances" d'une valeur de 2 000 F. Son père est alors propriétaire vigneron et lui apporte une dot de 1 500 F. 

Les parents de Virginie MONORY lui apportent en dot : 
  • "un lit de plumes"
  • "six draps et six serviettes" d'une valeur de 200 F
  • une somme de 1 000 F
Signatures du contrat de mariage
(source : Archives départementales du Cher)
Le mariage a lieu quelques heures plus tard le jour-même en présence des deux familles et avec pour témoin Jean et Henri FRÉMEAU, propriétaires, frères de l'époux, Joseph Pierre Marie GARDIEN, vétérinaire, oncle de l'épouse et Pierre Frédéric MONORY, meunier, frère de l'épouse. 

Pierre FRÉMEAU
(source : Archives personnelles)
Cet heureux événement est malheureusement rapidement du décès de Jean FRÉMEAU, le frère de Pierre, à l'hospice de Limoges (Haute-Vienne) où il était en garnison en tant que caporal. Le 3 août 1873 naît la première fille de Pierre FRÉMEAU et Virginie MONORY qui tiennent alors la Boulangerie Frémeau rue de la Halle : Blanche Marie Louise. Cette naissance est suivie deux ans plus tard par celle de Pierre Marie Joseph, mon arrière-grand-père. Leur dernier fils, Pierre Louis, naîtra quelques années plus tard en 1883. 

Pierre FRÉMEAU semble être un personnage central de la famille, très souvent sollicité pour être témoin de naissances, mariages et décès : 
  • en 1876 il déclare le décès du grand-père de sa femme, Pierre Claude ROBERT
  • en 1878 il est témoin du mariage de sa cousine Clémence BERNARD avec Charles ALLARD, marchand épicier
  • en 1881 il est témoin du mariage de son frère Henri FRÉMEAU avec Mathilde JUGAND, fille d'un armurier d'Issoudun (Indre)
  • en 1884 il déclare la mort de son père Jean FRÉMEAU 
  • en 1886 il est témoin du mariage d'une cousine de sa femme Marie Hortense Adrienne GARDIEN avec François Eugène MOREUX, percepteur
  • en 1888 il déclare la naissance de leur fille Marcelle Yvonne Alice Marie Joseph MOREUX
  • en 1891 il déclare le décès de Marie Célestine dite Maria MOREL épouse d'un cousin boulanger de sa femme
  • en 1901 il déclare le décès de Marie Victoire dite Louise ROBERT, la tante de sa femme
  • en 1915 il déclare la naissance de son petit-fils Pierre Louis FRÉMEAU
  • en 1921 il déclare le décès de son frère Gilbert FRÉMEAU
Boulangerie Frémeau pendant la Première guerre mondiale
(source : Archives personnelles)
La Boulangerie Frémeau était apparemment réputée pour ses brioches. D'après les recensements, il y a souvent eu un mitron employé par la famille. En 1891, c'est Jules MARÉCHAL et en 1906, Clément VERDIER. Sa fille, Blanche Marie Louise, que l'on appelle "la Tante Blanche" dans la famille, est devenue religieuse, puis institutrice libre à l'Asile Saint-Joseph de Lignières (Cher). 

Un mot de la main de Blanche FRÉMEAU
(source : Romain PERSONNAT)
Son fils aîné, Pierre Marie Joseph FRÉMEAU habite alors Versailles (Yvelines) et est comptable dans les Grands Magasins Dufayel à Paris qui sont à l'époque les plus grand magasins du monde. 

Les grands magasins Dufayel en 1904
(source : domaine public, via Wikimedia Commons)
Il rencontre Berthe Louise Stéphanie GRELOT qui est alors femme de chambre à Paris. Le mariage a lieu en 1905 dans cette ville et Pierre FRÉMEAU, alors âgé de 58 ans, ne s'y rend pas. 

Au premier rang : Marie Hortense Adrienne GARDIEN, Eugène Isidore GRELOT, Joséphine GRELOT, Pierre Marie Joseph FRÉMEAU, Berthe Louise Stéphanie GRELOT, Étienne dit Henri GRELOT, Victorine Ernestine BOURSIER et ?
Au deuxième rang : ?, Marcelle Yvonne Alice Marie Joseph MOREUX, Pierre Louis FRÉMEAU, Marguerite Léa Joséphine GRELOT, Léa Ernestine GUILLEMET, ? et Reine Madeleine GRELOT
(source : Archives de Françoise H.)

Pierre FRÉMEAU est néanmoins présent en 1910 (ainsi que son fils aîné parisien qui est témoin) au mariage de son fils cadet Pierre Louis FRÉMEAU, gendarme à cheval, avec Marie Louise BRUNET, fille de vignerons de Châteauneuf-sur-Cher (Cher). 

Pierre Louis FRÉMEAU et Marie Louise BRUNET
(source : Archives personnelles)
Son épouse Virginie MONORY décède à Bourges (Cher) alors qu'il est âgé de 71 ans. Durant la Première guerre mondiale, son fils aîné sera boulanger pour les troupes à Nevers, tandis que son fils cadet, militaire de carrière, sera grièvement blessé au front (il perd ses deux jambes) et décoré de la Légion d'honneur, de la Croix de guerre avec palme et de la Médaille militaire, ainsi que des deux médailles commémoratives. Pierre FRÉMEAU meurt à Châteauneuf-sur-Cher le 19 mai 1932 à l'âge avancé de 85 ans. Il est enterré dans le cimetière de cette commune où il repose aux côtés de sa femme et de sa fille Blanche

Tombe Frémeau-Monory au cimetière de Châteauneuf-sur-Cher
(source : Archives personnelles)