jeudi 20 juin 2013

Du bon et du mauvais généalogiste

Il y a quelques jours, j'ai reçu ce très agréable mail de la part d'un monsieur dont je tairais le nom :

Bonjour, J'ai relevé une erreur dans votre armorial : en effet les armes de la famille "du Maine" sont celles de la famille Chevrel (maconnais), prouvées dès 1328.
Les armes en question sont les suivantes :

(source : dessin personnel, licence CC BY-SA 3.0)
Le blasonnement est : de gueules, à une fleur de lys d'or. J'imagine que la personne qui m'a envoyé ce mail est elle-même un généalogiste. Aussi, je suis surpris du peu de rigueur intellectuelle dont il fait cas. Etant surpris par ce mail, j'ai en quelques clics pu vérifier que la famille CHEVREL porte bien "de gueules, à une fleur de lys d'or". Ce cher monsieur aurait également pu vérifier lui-même en quelques clics sur internet que la famille du MAINE porte les mêmes armes.

Et au lieu de m'envoyer un mail assez sec pour revendiquer des armes comme appartenant uniquement à sa famille et m'accuser de faire erreur, il aurait pu constater que je disais vrai pour avoir trouvé ces armes dans divers armoriaux et nobiliaires. Des armes aussi simples sont souvent partagées entre plusieurs familles de France. C'est étonnant comme souvent en généalogie, certains tirent des conclusions avant même d'avoir enquêté et recherché la réponse, avant d'accuser les autres, sans preuve, de faire erreur.

Heureusement, la même semaine, j'ai eu l'exemple inverse d'une généalogiste fort sympathique, Valérie Letellier, qui non seulement a pris de son temps pour rechercher l'acte de naissance de mon arrière-grand-père, Pierre Joseph Emile Ernest PERLY aux archives de Tours, mais encore a effectué de nombreuses recherches bénévolement pour savoir si on pouvait trouver le procès verbal dressé lors de la découverte du corps de mon ancêtre Julien LE BOURCIER, décédé en Indre-et-Loire et trouvé près d'une ferme. Les recherches ont été infructueuses, mais je la remercie d'avoir si généreusement donné de son temps.

Voici donc, pour conclure, des photos de La Maillotière (commune de Saint-Antoine-du-Rocher dans l'Indre-et-Loire), où fut retrouvé le corps de Julien LE BOURCIER, tisserand habitant à Marigné-Laillé, dans la Sarthe et âgé alors de 72 ans.

(source : photo personnelle, licence CC BY-NC-SA 3.0 FR)
(source : photo personnelle, licence CC BY-NC-SA 3.0 FR)