mardi 25 juin 2013

Premières découvertes dans les Archives de la Charente

Pays/territoire : Massignac, France
Le site internet des archives départementales de la Charente, tant attendu, a enfin ouvert. Il est certes payant, et puisque c'est le choix du département, j'ai payé mes 2 € pour deux jours de consultations. J'ai attendu trop longtemps pour vouloir boycotter ces archives, je sais que le système payant sera abandonné à terme ou que les images (je l'espère) finiront toutes sur Geneanet et que plus personne n'utilisera le site des archives.

Un quart de mes ancêtres provient de la Charente. Les plus proches ancêtres de la famille Desveaux proviennent de la commune de Vitrac-Saint-Vincent, dont les registres ne sont malheureusement toujours pas en ligne. C'est pourquoi ma porte d'entrée dans ma généalogie charentaise fut le mariage à Massignac en 1843 de l'arrière-grand-père de mon grand-père Jean DESVEAUX, avec Anne FOURGEAUD.

Liens de parenté entre Jean Desveaux et mon grand-père.
(source : Arbre familial, via Geneanet)
LE MARIAGE

Tout d'abord, le maire qui les marie se nomme Pierre BOULESTEIX. C'est probablement un membre de la famille, car les Boulesteix étaient des notables, alliés avant la Révolution avec la petite noblesse charentaise.

Le marié, Jean DESVEAUX, est propriétaire et le fait qu'il possède sa maison à 23 ans est un signe d'aisance financière. Son père, Pierre DESVEAUX, et sa mère Elisabeth BOULESTEIX, habitant au Petit Jauniat, commune de Vitrac-Saint-Vincent, sont présents au mariage.

L'habitat rural et isolé de la famille Desvaux.
(source : Google Maps)
Jean DESVEAUX, comme son père, sait signer d'une belle écriture. Voici sa signature sur l'acte de mariage :

(source : Archives départementales de la Charente - 3 E 227/8 - p. 15)
La mariée, Anne FOURGEAUD, a 21 ans. fille de François FOURGEAUD, cultivateur, agriculteur et propriétaire et d'Anne PAILLOT. Elle vit avec ses parents (présents au mariage) au village de La Goirandie, commune de Massignac.

La Goirandie, à l'ouest du village de Massignac
(source : Google Maps)
Les témoins de ce mariage sont :

  • Jean BAINEAUD, propriétaire de 46 ans domicilié à Nieul, oncle de l'époux
  • Jacques BOULESTEIX, propriétaire âgé de 45 ans demeurant à Lésignac-Durand, oncle de l'époux
  • Léonard FOURGEAUD, propriétaire âgé de 23 ans demeurant à Massignac, frère de l'épouse
  • Jacques FOURGEAUD, propriétaire âgé de 59 ans demeurant à Lésignac-Durand, oncle de l'épouse

La plupart de ces personnes, mis-à-part la mariée, savait signer, comme le prouve le bas de l'acte de mariage.

(source : Archives départementales de la Charente - 3 E 227/8 - p. 15)
Ce que j'aime beaucoup sur cette image, c'est le tampon "propriété publique". En effet, les archives départementales de la Charente appartiennent à tous les Français et non pas au conseil général de la Charente qui en est le conservateur mais pas le propriétaire. Ils veulent me faire payer, je paye, mais je ne me priverais pas de partager les découvertes que j'ai faites à l'aide de mon porte-monnaie.

LA RÉSOLUTION

Inspiré par ce billet de Sophie Boudarel, j'ai décidé de sourcer mon arbre généalogique avec les copies des actes afin que les visiteurs (famille, amis, généalogistes) puissent vérifier l'information qui s'y trouve.

Prenons l'exemple d'Elie SUIVRE, mon arrière-arrière-grand-père. Qui consultera sa fiche sur mon arbre Geneanet verra un petit onglet photo avec le chiffre 3.

(source : Geneanet)
Cet onglet contient les actes de plus de 100 ans que j'ai mis en ligne. En cliquant dessus, on accèdera au trois documents que j'ai mis en ligne le concernant, à savoir, son acte de naissance, son acte de mariage et son contrat de mariage (envoyé par un bénévole du Fil d'Ariane et qui ravira certains généalogistes cousins car les archives notariales ne sont pas en ligne).

(source : Geneanet)
En cliquant sur les photos, une nouvelle fenêtre s'ouvre et on peut naviguer entre les pages, zoomer, voir les noms et professions de personnes concernées par l'acte et des témoins, la cote et le centre d'archives qui contient l'acte, etc.

C'est une bonne façon de crédibiliser son arbre, de l'humaniser aussi, car ce n'est plus qu'une suite de noms mais aussi des documents signés de la main de nos ancêtres qui sont accessibles. Seul regret pour l'instant, les blasons que l'on peut ajouter à ce fond de média ne s'affichent pas en "photo de profil" de nos ancêtres...

Toujours est-il que je vais désormais sourcer mes recherches sur mon arbre (également avec les parties d'archives charentaises qui concernent mes ancêtres et qui éviteront à d'autres généalogistes de payer puisque ces images sont accessibles sans abonnement sur Geneanet). J'ai également décidé qu'à chaque génération remontée, je vais essayer d'établir l'intégralité de la généalogie descendante de cette branche pour voir ce que sont devenus les cousins et collatéraux.

Bref, l'aventure continue, surtout avec l'arrivée de ces nouvelles archives (ne manquent plus que le Loiret et la Haute-Vienne) qui vont débloquer un quart de mon ascendence qui demeurait à ce jour assez mystérieuse. La généalogie est donc une aventure infinie ! J'adore particulièrement explorer ces nouvelles branches dont on ne sait rien et où on est à l'affut du moindre indice pour désépaissir le brouillard.