mardi 13 août 2013

Jean Martin DEBANNE, mort à l'hospice civil d'Issoudun

De retour de mon voyage dans le Berry, je me suis replongé dans la généalogie des familles Debanne et Chuat et les photos que j'ai prises durant mon voyage s'avèrent être plus utiles que jamais. En effet, je suis tombé sur l'acte de décès de Jean Martin DEBANNE, mon oncle au cinquième degré, décédé à Issoudun en 1858.

Parenté entre Jean Martin Debanne et mon arrière-grand-père.
(source : Arbre familial, via Geneanet)
(source : Archives départementales de l'Indre - 3 E 088/305-307 - p. 286)
"L'AN mil huit cent cinquante un le Jeudi, dix septième jour du mois de Juillet à une heure du soir par-devant Nous Etienne Mayet, adjoint au Maire de la ville d'Issoudun, département de l'Indre, Officier de l'Etat civil, soussigné, sont comparus Jacques Auprince, âgé de soixante trois ans, portier, et antoine Mitaty, âgé de soixante neuf ans, Jardinier, tous les deux domiciliés à l'hospice civil de cette ville, Lesquels nous ont déclaré que Jean-Martin Debanne, âgé de quarante cinq ans, journalier, époux de Marie Madeleine Grimault, auparavant veuf de Marie Gablin natif de cette ville où il est domicilié, fils de feu Etienne Debanne, et de vivante Julitte Chertier, était mort, cejourd'hui, à dix heures du matin audit hospice où il était entré le sept février dernier ; 
D'après cette déclaration et nous être assuré du décès, nous avons rédigé le présent acte, que nous avons signé, les témoins susnommés ayant déclaré ne le savoir Lecture faite./."
Issoudun compte en effet depuis le XIIème siècle un hospice, nommé l'Hospice Saint-Roch et apparemment renommé hospice civil après la Révolution. Jean Martin DEBANNE, qui meurt relativement tôt (45 ans), avait été admis dans cet hospice cinq mois auparavant. J'ai eu la chance de visiter ce bâtiment la semaine dernier et de voir les outils des médecins ainsi que les pièces où on entreposait les malades. Le lieu est magnifique avec un gros corps de bâtiment à gauche datant du XVIIIème siècle si l'on en croit la date gravée à même la pierre.

Hospice Saint-Roch d'Issoudun
(source : photo personnelle)
Le fait d'avoir vu et visité ce lieu est vraiment différent du fait d'avoir trouvé une photo sur internet. A vrai dire, j'ai visité cet hospice par hasard, pensant qu'il s'agissait de l'Église Saint-Cyr que je cherchais précédemment. Le hasard a voulu qu'un membre de ma famille y décède. C'est toujours touchant de voir les mêmes lieux qu'ont côtoyé nos ancêtres et je vous encourage à vous rendre dans ces villages de France où pas une église ne se ressemble et où on trouve parfois des bâtiments témoins de l'Histoire.